Un peu d'histoire

De Napoléon III à Jacques Chaban-Delmas, en passant par Pierre Loti et Winston Churchill ainsi que de nombreux artistes, revivez les grands moments d’Histoire qui ont façonné Ascain tel qu’il est aujourd’hui.

La présence humaine dans notre région, est attestée dès l’époque moustérienne (100 000 ans avant JC) et il est probable que vers 2500 ans avant JC, les pasteurs amenaient leurs troupeaux sur Larrun (La Rhune).

Les cromlechs, le dolmen d’Altsan, les monolithes d’Athekaleun et de Gastainbakau sont les témoins de cette époque. Bien plus tard, le cartulaire (archives de l’évêché) de Bayonne indique la présence d’une « église » (1050) et, au fil des archives, nous pouvons suivre l’évolution du nom de notre village : Escan (1125), Scain (1235), Azcayn (1302), Dascain (1341), Scainh (1450), Ascaing (1552) et enfin Ascain (1341) qui signifierait « hauteur rocheuse ». En 1505, Juan de Agorreta Ascanio, seigneur du lieu, fit enregistrer ses armes qui devinrent celles de la commune en 1988.

Le 15 février 1598, le parlement de Bordeaux enregistra les statuts municipaux d’Ascain : notre village devint une commune. Au XVIe siècle, la « superstition » prit des proportions que l’on ne peut imaginer aujourd’hui. Pierre de Lancre, envoyé par le Parlement de Bordeaux pour mettre de l’ordre, commit les pires atrocités dans tout le Labourd et fit mener au bûcher le curé d’Ascain, Argibel (de la maison Argibelia) ainsi que bien d’autres « sorciers » (1609). En 1636, les espagnols ravagèrent Saint-Jean-de-Luz et sa région. Ascain fut pillé et brûlé. Les maisons non détruites sont devenues le fleuron de notre village (Azcubea, Jauregia, Etxexuria, Altxua…).

En 1656, l’affaire Chourio, de la maison Martzenia, déclencha une guerre civile dans la région pour une durée de deux ans. L’église, inaugurée en 1626, servit de forteresse aux partisans de Chourio qui mourut peu de temps après dans son lit. Sa mort permit de mettre fin à cette triste affaire. L’activité économique du village était florissante. Le port, dont les activités remontent aux années 1400, était le lien entre Saint-Jean-de-Luz et l’arrière pays. Produits manufacturés, sable, goémon, minerai de fer et produits agricoles, bois ou encore pierres de la Rhune étaient transportés par gabarres vers Saint-Jean-de-Luz. Des chantiers navals sur la Nivelle étaient en pleine activité. La perte des territoires de pêche au Canada et à Terre Neuve mit fin à cette prospérité mais le port resta en activité jusqu’aux années 1920.

La Révolution Française ramena la désolation avec la guerre contre l’Espagne et la population, comme celle des villages voisins, fut déportée dans les Landes. Au retour de leur captivité, les Azkaindar (habitants d’Ascain) retrouvèrent leurs maisons détruites et leurs champs confisqués. Le calme après la tempête ne dura qu’une quinzaine d’années. Les armées de Napoléon, battues à Vitoria (1813) se replièrent sur la frontière. Le maréchal Soult fortifia Larrun (Altxangue, La Rhune, Koralhandia) mais le 10 novembre 1813 au soir, les espagnols et les portugais pillèrent et brûlèrent Ascain. Ascain pansa ses plaies. Les guerres carlistes en Espagne n’eurent pas de répercussions, si ce n’est la visite du curé guerillero Santa Cruz qui venait se reposer à Ascain, au quartier Serres.

Napoléon III et sa femme, l’impératrice Eugénie, en villégiature à Biarritz, passèrent à Ascain. La plus célèbre journée fut, bien sûr, la montée de la Rhune par l’Impératrice et sa cour mais il ne faut pas oublier Napoléon III, aujourd’hui trop souvent vilipendé. Grace à sa générosité, nous lui devons en effet le premier pont en bois sur la Nivelle et la réfection de notre église, sur ses propres deniers, le percement de la rue Ernest Fourneau, la route de Sare…

Un autre personnage célèbre vint prendre des forces à Ascain : Lucien Viaud, plus connu sous le nom de Pierre Loti. Sous la houlette de Monsieur Borda, propriétaire de l’hôtel de la Rhune, il parcourut le Labourd, participa, semble-t-il, à des expéditions de contrebande et écrivit son roman « Ramuntxo » qui allait faire connaître le Pays Basque dans le monde entier. Une cohorte de gens célèbres suivit le mouvement et se donna rendez-vous à l’hôtel Etxola (transformé en appartements aujourd’hui). Citons quelques noms : Louis Barthou, Pierre Benoît, Coco Chanel, Jean-Emile Ducourneau…

À la fin de la 2e Guerre Mondiale, Winston Churchill demeura à la maison Dorrea (aujourd’hui détruite). Le prince Théodore Romanoff, qui aurait organisé l’assassinat de Raspoutine avec le prince Youssopof en Russie, vécut ses dernières années dans la maison Ttipienea. Il y est mort en 1968. Le Général De Gaulle est venu à Ascain en 1947 pour rendre hommage aux hommes qui s’étaient évadés pour rejoindre la France Libre. Jacques Chaban-Delmas venait se reposer dans sa propriété sur les flancs de la Rhune. Il appréciait certainement notre village puisqu’il a tenu à y être enterré.

 

 

 

 


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